ROMANCE

Elsa Vettier & Emilien Chesnot





Baby girl je te sais sucrée comme
J’aime te savoir sucrée, chose à ce point sucrée
But baby girl Ballin’ is the Ballin’ abyss
Oh baby girl it’s the abyss































j’étais renvoyé à un corps incertain,

aux bras qui faisaient émerger nos dépendances, ce printemps-ci

(que le hasard eût peut-être voulu

léger nonchalant comme le déo-

dorant d’un homme après la douche), aussi je préférais

m’absenter du système qui la faisait tenir sans jouissance qu’interviennent

des outils dans les trous (perceuses, tournevis, voire turbines)

posant la question du désir celle de l’art

poisseux d’une introduction stick à lèvres ou de

l’abaisse-langue en bois dur et me sentir pollué



que j’en devienne plus souple – mais quel est-il,

ce « corps incertain » ? – il se répète, s’agrandit, étranger par sa nature

à l’extérieur du monde s’il n’était pas aimé

































Mon bas du corps est stable.

Tout le bas est stable

et bas sur les mollets,



vraiment je veux organiser cette fête pour toi

qu’il y ait des traces de gloss partout dans la villa












Disons juste que



– je veux rentrer dans tes chaussures

– éviter la discipline mentale et

– exciter directement tout le bas du corps,











je sais que c’est possible. J’empile des chaussures

les unes sur les autres, je sais très bien comment : on s’

élève ensemble

































– Tu dis toi-même réarranger le plus souvent

ce qui, ces chaussures et toi, vous différencie. En fait tu réarranges

la description,

le désir plaqué

sur un objet. Qu’alors tu

te sens rigoureuse. – Economique. Mais en me masturbant,

c’est toi que je recherche



































Ma système dépend de toi, de l’activité que j’ai

de la production de nos organes communs, ce

réservoir de viscosités. J’avais une idée,

que mon corps perde un peu ses contours,

échange sa matière contre la tienne et en imite

la toxicité

































Les larmes n’attaquent pourtant

ni les plastiques ni les

caoutchoucs




















C’est vrai. Je voulais être à la fois

le remplaçant et le

prolongement d’un même corps. C’est ma système

et il a besoin de toi

































Mais cette imitation a aussi quelque chose d’un peu

distant et je m’en suis souvenue : les résines,

mousses, mastics, adjuvants possèdent

ton corps entier. Je veux dire qu’avec toi

la réalisation d’un acte sexuel

est sa partie la plus vague, si je ne mentais pas















Pourtant rien ne colle assez.

Il faut que je te revoie avec ce masque.

Envoie-moi plz la chanson et une photo de toi sans gloss




























à propos d’hier :



– de tels gestes ne sont pas des façons

– ce n’était pas juste un play-back

































tressé en deux volumes côte à co   avec toi. la copie s’ abîmait à ch

aque fois qu’on faisait l’amour ç  a ou à sa suite il n’y avait ni rem

et puis, il y a d’autres limites à m ma vie, quand elle est à bonne di

tension des contacts, sexuels, av   avec mes objets (en étant un moi

ême, je ne fais que nouer et dén  à côté notre intimité peut-elle inc

e qu’ elle consomme, ta salive, t s matériaux et ton exposition à

          oui, le désir : stocké dans les scu

                lptures de ses noeuds, c’était mou

                      c’était moi aussi souvent que toi –

          écrite / perdue / noyée dans le se

minal et quand – l’état d’ introv  à – négatif, y ainsi cet homme s

entir « pollué » dans l’intimité d de ça : y penser sur le corps de l’i

térêt de manipuler avec précauti  science, et nous emportait quelle

vocant décor qui nous fait défa  ou comme cela arrive – et le bou

oint j’ai été – je suis – hyper acti rête à la façon les clodos, et nou

eux mourant à l’impact de ça – dans un rapport fictif aux clodos



Quel est le temps

le plus long que t

u aies passé avec

un masque si c’é

tait d’être au sol

eil qui te plaisait

?